Chenilles processionnaires
Lutte biologique Bacillus thuringiensis, échenillage manuel, pose de pièges à phéromones.
Les chenilles processionnaires (du pin Thaumetopoea pityocampa et du chêne Thaumetopoea processionea) sont classées depuis le décret 2022-686 du 25 avril 2022 comme « espèces dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine ». Leurs poils urticants provoquent des réactions cutanées graves chez l’humain et peuvent être mortels pour les chiens (œdème de la langue par contact buccal). L’intervention requiert un protocole spécialisé : lutte biologique préventive (Bacillus thuringiensis), échenillage manuel des nids, pose de pièges à phéromones et d’écopièges sur les troncs. Aucune méthode domestique n’est sans danger — ni le brûlage (qui disperse les poils urticants sur des centaines de mètres), ni le frappage (qui démultiplie la zone à risque).
En savoir plus sur ce nuisible
Connaître les chenilles processionnaires
Deux espèces dominent en France : la chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa), historiquement présente dans le Sud et désormais remontée jusqu’à l’Île-de-France sous l’effet du réchauffement climatique, et la chenille processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea), bien implantée dans tout le bassin parisien. Le cycle des deux espèces est annuel mais décalé : pour le pin, les chenilles sortent en procession (file indienne caractéristique au sol) entre janvier et avril selon le climat, pour aller s’enfouir et se transformer en chrysalides ; pour le chêne, les chenilles restent groupées dans des nids soyeux sur les troncs et les grosses branches d’avril à juillet, où elles sont les plus urticantes au stade L4-L5. Les nids du pin sont visibles toute l’année (cocon blanc soyeux suspendu aux extrémités des branches) ; ceux du chêne sont moins visibles (poches plates accolées au tronc). Les poils urticants (jusqu’à 600 000 par chenille au stade L5) restent actifs pendant plusieurs mois après la mort de l’insecte, contaminant durablement les sols, les écorces et les nids tombés.
Chiffres clés
| Espèces principales | Pin (T. pityocampa) et chêne (T. processionea) |
| Stade le plus urticant | Larvaire L4 à L5 |
| Poils urticants | Jusqu’à 600 000 par chenille |
| Persistance des poils | Plusieurs mois après la mort |
| Cycle pin | Procession au sol janvier-avril |
| Cycle chêne | Activité urticante avril-juillet |
Comment savoir
Les signes d'une infestation de chenilles processionnaires
Nids soyeux blancs sur les pins
Cocons blanchâtres en forme de poire, suspendus aux extrémités des branches de pin. Visibles dès l’automne et tout l’hiver. Un nid contient 100 à 300 chenilles.
Procession au sol
File indienne de chenilles brunes (jusqu’à plusieurs mètres de long) au sol, généralement de janvier à avril pour la chenille du pin. Elles descendent du nid pour s’enfouir et se métamorphoser.
Poches plates sur les troncs de chêne
Pour la chenille du chêne, les nids sont moins visibles : poches grises ou brunes accolées au tronc et aux grosses branches, souvent à plusieurs mètres de hauteur.
Réactions cutanées chez les occupants ou animaux
Démangeaisons, plaques rouges, conjonctivite, troubles respiratoires sans cause apparente. Chez le chien, salivation excessive, gonflement de la langue, prostration : urgence vétérinaire.
Défoliation visible des arbres
Branches dégarnies, aiguilles ou feuilles dévorées en quelques semaines. Une infestation importante peut affaiblir gravement l’arbre et le rendre vulnérable à d’autres parasites.
Pourquoi agir vite
Pourquoi il ne faut pas laisser traîner
Risques sanitaires majeurs
- Réactions cutanées sévères (urticaire, plaques inflammatoires) au contact des poils urticants en suspension
- Conjonctivite et atteintes oculaires graves
- Troubles respiratoires (œdème laryngé, crise d’asthme déclenchée)
- Choc anaphylactique chez les personnes sensibilisées (rare mais documenté)
- Pour les chiens : œdème de la langue par contact buccal — urgence vétérinaire vitale
- Atteintes possibles chez les chevaux, bovins et autres mammifères au pâturage
Impact environnemental et patrimonial
- Défoliation pouvant tuer un jeune arbre en une saison
- Affaiblissement durable des pins matures (porte d’entrée pour scolytes)
- Contamination résiduelle des sols et écorces (poils persistants des mois)
- Restriction d’usage des espaces verts publics infestés
- Coût élevé de remplacement des arbres morts en milieu urbain
Le décret 2022-686 du 25 avril 2022 et l’arrêté du même jour classent officiellement la processionnaire du pin et celle du chêne dans la liste des espèces dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine. Les communes et les propriétaires fonciers ont une obligation d’information et, en certains cas, de lutte. L’intervention doit être réalisée par un professionnel formé : ni le brûlage des nids, ni leur destruction par jets d’eau ou de pierre ne sont des méthodes acceptables — elles dispersent les poils urticants sur de larges périmètres.
Nos traitements
Les méthodes efficaces contre les chenilles processionnaires
Lutte biologique (Bacillus thuringiensis, échenillage)
Pulvérisation aérienne ou par perche télescopique de Bacillus thuringiensis kurstaki (Btk), une bactérie naturellement pathogène pour les chenilles. Période d’efficacité : automne pour le pin (chenilles jeunes au stade L1-L3), printemps pour le chêne. Méthode reconnue pour son innocuité envers la faune utile (oiseaux, insectes pollinisateurs).
Solution mécanique (pics, filets, anti-perchage)
Échenillage manuel des nids visibles à la perche télescopique ou par nacelle, suivi de l’incinération sécurisée sur site approprié. Pose d’écopièges (collerettes encerclant le tronc) qui interceptent la procession descendante. Pose de pièges à phéromones pour capturer les papillons mâles en juillet-septembre et limiter la reproduction.
Nébulisation ULV
Nébulisation insecticide aérienne, utilisée uniquement en dernier recours sur grandes surfaces forestières et hors zones sensibles (écoles, habitations, plans d’eau). Méthode encadrée par autorisation préfectorale.
En savoir plusQuand traiter
Chenilles processionnaires en Île-de-France — cycle annuel
La chenille processionnaire du pin descend en procession au sol entre janvier et avril (selon climat). La chenille du chêne est urticante d’avril à juillet, avec un pic au stade L4-L5 en mai-juin. Les traitements préventifs au Bacillus thuringiensis se font à l’automne pour le pin (octobre-novembre) et au début du printemps pour le chêne (avril). Les poses de pièges à phéromones interviennent en été (juin à septembre) pour cibler les papillons.
Voir le calendrier complet des nuisiblesAvant l'intervention
Comment préparer votre logement
Tenir enfants et animaux à distance
Périmètre de sécurité de 10 mètres minimum autour des arbres infestés. Les poils urticants des chenilles processionnaires provoquent des réactions cutanées graves chez l’humain et peuvent être mortels pour les chiens (œdème de la langue).
Localiser précisément les nids
Photographier les nids soyeux suspendus aux branches (pin maritime, pin sylvestre, chêne). Indiquer la hauteur, l’essence d’arbre et l’accessibilité (proximité voirie, jardin clos, terrain en pente).
Ne jamais brûler ou taper sur les nids
Le brûlage libère les poils urticants dans l’air sur plusieurs centaines de mètres. Frapper le nid disperse les chenilles et démultiplie la zone à risque. Aucune intervention domestique n’est sans danger.
Préparer l’accès au technicien
Si l’arbre est en intérieur de jardin ou en zone difficile, dégager l’accès au pied de l’arbre. Pour les interventions par échenillage, prévoir un dégagement vertical pour la nacelle ou la perche télescopique.
Tarifs indicatifs
Combien coûte un traitement anti-chenilles processionnaires
Sur devis personnalisé
Sur devis après visite technique
- Échenillage manuel par perche télescopique : selon nombre de nids, hauteur, accessibilité
- Échenillage par nacelle : selon hauteur et durée d’occupation de la voirie
- Pulvérisation Bacillus thuringiensis : selon nombre d’arbres, surface et stade larvaire
- Pose d’écopièges (collerettes anti-procession) : tarif à l’unité selon diamètre du tronc
- Pose de pièges à phéromones : tarif à l’unité
- Incinération sécurisée des nids collectés : selon volume
Aucune grille publique : chaque chantier est devisé après visite technique sur site (essences présentes, hauteur, accessibilité, proximité d’habitations ou d’établissements sensibles, période d’intervention recommandée).
Nous intervenons partout a Paris & Ile-de-France
Cliquez sur un departement pour voir les communes couvertes
Questions fréquentes
Vous avez une autre question ?
Problème de chenilles processionnaires ?
Devis gratuit. Intervention Paris & Île-de-France.